Uxellodunum - Capdenac
Uxellodunum à Capdenac

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Le livre VIII de la Guerre des Gaules

Dans le livre VIII de la Guerre des Gaules, Aulus Hirtius, compagnon et secrétaire de Jules César, rapporte avec de nombreux détails le siège d’Uxellodunum, dernier bastion de la résistance Celtique à l’envahisseur Romain. Ce document essentiel a fait l’objet de nombreuses éditions, traductions et études de Ch. Louandre, Orose, J-J Champollion, M. Nisard, L. A. Constans, A. Sors, J. Ventach, Itard et Noché, etc. …

Nous reproduisons ici la traduction proposée par Jacques-Joseph Champollion, dit « Champollion-Figeac », qui a passé plusieurs mois sur le terrain à examiner les différentes hypothèses sur l’emplacement d’Uxellodunum. En conclusion de ses travaux, en 1820, il publie l’ouvrage intitulé « Nouvelles recherches sur la ville gauloise d’Uxellodunum », qui démontre sans ambigüité qu’Uxellodunum est bien Capdenac.

Commentaires sur la Guerre des Gaules

Texte d’Aulus Hirtius, Livre VIII

Le huitième livre des « Commentaires sur la guerre des Gaules », contient l’épisode tragique de la prise d’Uxellodunum. Il n’a pas été écrit par Jules César, mais par Aulus Hirtius, lieutenant de ce dernier et considéré comme témoin des faits.

Champollion-Figeac, notamment, insiste sur le fait que seul un « témoin oculaire » peut donner des détails aussi précis que ceux fournis dans le livre VIII, détails qui nécessitent « une complète connaissance » du terrain. Dans ses « Nouvelles recherches sur la ville gauloise d’Uxellodunum », il nous dit, page 22 :

« ... En écrivant le court prologue qu’il a placé avant le dernier livre des Commentaires, Hirtius nous déclare en effet qu’en écrivant sur la guerre des Gaules, sur la guerre d’Egypte et sur celle d’Afrique, c’est d’après ce que lui en a appris César lui-même, ou d’après ce qu’il en a vu. Comme il vient de dire qu’il n’a pas vu les guerres d’Egypte ni d’Afrique, ce ne peut être que de la guerre des Gaules dont il va parler en tant que témoin oculaire. Sa précision à l’égard de la topographie d’Uxellodunum pourra servir à le prouver... »

Le texte

Extraits du livre VIII de la Guerre des Gaules
(traduction proposée par Jacques-Joseph Champollion)


"Chapitre XXX. On savoit que Drappes de Sens ayant rallié deux mille hommes au plus de cette déroute, se dirigeoit vers la Province, et que Lucter du Quercy avoit pris avec lui la même résolution. Caninius se mit à leur poursuite avec deux légions : il ne vouloit pas s’exposer au déshonneur de livrer la Province aux ravages ou aux terreurs que pouvoient lui faire éprouver les brigandages de ces aventuriers.

Chapitre XXXI. (Ce chapitre étant étranger à la marche de Drappes, on ne le rapporte pas).

Chapitre XXXII. Informés de l’approche de Caninius avec ses légions, et convaincus qu’avec cette armée sur leurs derrières, ils ne pourroient, sans une perte certaine, franchir les frontières de la Province ; assez pressés d’ailleurs pour ne pouvoir librement parcourir le pays et s’y livrer à leur brigandage, ils s’arrêtent dans le Quercy. Là, du temps de sa prospérité, Lucter avoit été très-puissant chez ses compatriotes. Homme inquiet et entreprenant, il exerçoit sur ces barbares une grande influence : dans sa dépendance avoit été Uxellodunum, place singulièrement forte par sa situation ; il y entra avec ses troupes, celles de Drappes, et entraîna les habitans dans ses desseins.

Chapitre XXXIII. Caninius arriva presque aussitôt devant cette place ; il reconnut qu’elle étoit de toute part défendue par des rocs très-escarpés, d’un difficile accès pour des hommes armés qui ne trouveroient même aucune opposition. Il apprit que ceux qui occupoient la ville avoient avec eux des bagages considérables ; et convaincu que, s’ils tentoient de les enlever en secret, il ne leur seroit pas possible d’échapper à la cavalerie, ni même à ses légions, il divisa ses cohortes en trois corps, les établit dans trois camps sur un lieu très élevé, d’où, peu à peu et autant que le nombre de ses troupes lui en laissoit la possibilité, il s’occupa à faire la contrevallation de la place.

Chapitre XXXIV. Les assiégés s’en étant aperçus, épouvantés du terrible souvenir d’Alésia et craignant d’éprouver un destin semblable ; Lucter surtout, qui en avoit partagé les périls, insistant particulièrement sur l’imminente nécessité d’approvisionner la ville, il fut résolu d’un commun accord qu’une partie de l’armée la garderoit, pendant qu’eux partiroient avec les troupes légères afin d’y introduire des grains ; et la nuit suivante, en effet, Drappes et Lucter, y laissant deux mille hommes armés, en sortirent avec le reste des troupes. Ils parvinrent à ramasser une grande quantité de blé sur le territoire même du Quercy, et quoiqu’ils n’y fussent restés que peu de jours, car la plupart des habitans s’empressèrent de les seconder en leur livrant ces grains, et les autres ne pouvoient les empêcher d’en prendre. En même temps, les troupes gauloises attaquoient fréquemment nos postes pendant la nuit ; ce qui obligea C. Caninius de retarder l’achèvement de la contrevallation, pour ne pas s’exposer à ne pouvoir la défendre, ou à laisser sur plusieurs points des gardes insuffisantes.

Chapitre XXXV. Cette grande quantité de grains ayant été réunie, Drappes et Lucter s’établissent à dix milles de la place, dans le dessein de l’y introduire peu à peu. Chacun d’eux a sa partie de l’entreprise : Drappes doit commander le camp où restera une portion des troupes ; Lucter doit conduire le convoi dans Uxellodunum. Après avoir disposé son escorte, il part dès la dixième heure de la nuit et se dirige vers la ville, à travers les bois et par des chemins étroits et difficiles. Mais les sentinelles des camps ayant entendu le bruit des chevaux, et les hommes envoyés à la découverte ayant rapporté ce qui se passoit, Caninius réunit promptement les troupes qui occupoient les postes les plus voisins, et tomba, dès le point du jour, sur le convoi. Surpris par cette attaque subite, ceux qui le conduisoient se replient sur l’escorte ; nos soldats, excités par leur fuite, attaquent les hommes armés avec plus de vivacité, et ne laissent la vie à aucun de ceux qui sont pris. Lucter s’enfuit avec peu des siens, et ne se réfugie pas dans le camp.

Chapitre XXXVI. Après ce succès, Caninius sut, par des prisonniers, que Drappes, campé avec une autre portion des troupes, n’étoit plus qu’à sept milles de la place. Ce rapport ayant été confirmé par plusieurs d’entre eux, il espéra que la défaite du premier chef rendroit plus facile celle de l’autre, par la terreur qu’elle lui inspirerait. Il considéroit aussi comme une circonstance très heureuse, que de cette action il ne se fût sauvé personne pour porter à Drappes la nouvelle de ce désastre ; et ne voyant aucun danger à tenter cette seconde attaque, il dirige d’abord sur le camp ennemi toute la cavalerie, ainsi que l’infanterie germaine, composée d’hommes très-propres à des marches rapides. Il distribue une de ses légions dans les trois camps, et se met à la tête de l’autre, formée avec les troupes légères. En se rapprochant de l’ennemi, il sut, par les hommes qu’il avoit d’abord envoyés à la découverte, que les Gaulois, comme c’est leur coutume, ne s’étoient point assurés des hauteurs ; qu’ils campoient sur le bord de la rivière, et que l’infanterie germaine avec la cavalerie les ayant surpris à l’improviste, avoient imprudemment engagé le combat. Aussitôt il fait marcher sa légion en ordre de bataille, et le signal ayant été donné sur tous les points, les hauteurs sont de suite occupées. Dès-lors, et à l’aspect des enseignes de la légion, les Germains et la cavalerie combattent avec plus d’acharnement ; toutes (1) les cohortes donnent en même temps avec intrépidité, et les Gaulois sont tous pris ou tués. Le butin fut immense ; Drappes lui-même fut fait prisonnier.

Chapitre XXXVII. Cette expédition ayant complètement réussi, et presque sans avoir eu un soldat de blessé, Caninius alla reprendre le siège d’Uxellodunum. Ayant détruit les forces extérieures de l’ennemi, dont l’existence l’avoit empêché jusque-là de renforcer les gardes et de fermer la ville, il ordonna que les travaux fussent aussitôt entrepris sur tous les points. Le lendemain arriva C. Fabius avec ses troupes : il fut chargé du siège d’un côté de la place.

Chapitre XXXVIII. (On y lit que César laissa le questeur M. Antoine avec quinze cohortes dans le Beauvoisis, et se rendit à Chartres).

Chapitre XXXIX. C’est là qu’il apprit, par les dépêches réitérés de Caninius, ce qui s’étoit passé à l’égard de Drappes et de Lucter, et la persévérance des assiégés : il pouvoit n’y pas faire attention à cause de leur petit nombre ; mais il jugea que leur opiniâtreté devoit être exemplairement châtiée, afin que la Gaule entière ne vînt pas à croire qu’elle avoit assez de forces pour résister aux Romains, si elle savoit le vouloir fortement ; et craignant aussi qu’excitées par cet exemple, toutes les autres villes qui étoient favorisées par leur position, ne se déclarassent indépendantes ; sachant bien qu’il étoit connu de tous les Gaulois que son commandement expiroit dans une année, et qu’ils se flattoient que s’ils pouvoient tenir jusque-là, ils n’auroient après aucun danger à redouter. Il donna donc à Q. CALENUS, l’un de ses lieutenans, l’ordre de le suivre à marches réglées avec deux légions, et il se rendit lui-même, en toute diligence, avec la cavalerie, auprès de Caninius.

Chapitre XL. Arrivé devant Uxellodunum ; lorsqu’on l’y attendoit le moins, César reconnut que la ville étoit fermée par les ouvrages, et qu’on ne pouvoit en aucune manière éviter d’en faire le siège : comme elle étoit bien approvisionnée en grains, ce que les déserteurs rapportoient, il entreprit de la priver d’eau. Une rivière coupoit la profonde vallée qui entouroit presque entièrement la montagne sur laquelle étoit la ville d’Uxellodunum, de toute part escarpée. La nature du lieu ne permettoit pas de détourner cette rivière ; son lit étoit si profondément enfoncé au pied de la montagne, qu’on ne pouvoit sur aucun point pratiquer des canaux de dérivation. Toutefois les assiégés ne pouvoient y descendre que par des sentiers escarpés et difficiles ; de telle sorte que si nous nous y opposions, ils s’exposoient à être blessés, et même couroient le risque de la vie, soit en allant à la rivière, soit en remontant à la ville par une pente aussi rapide. Ayant reconnu leur mauvaise situation à cet égard, César plaça des archers et des frondeurs sur quelques points, des machines même sur d’autre, vers les descentes les plus preticables. Privés par-là des eaux de la rivière, les assiégés n’avoient plus qu’un seul lieu pour s’approvisionner, et ils s’y rendoient tous en foule.

Chapitre XLI. Sous le mur même de la ville surgissoit rapidement une abondante source d’eau vive, de ce côté qui, sur une largeur de trois cents pieds environ, n’est pas entouré par la rivière. Toute l’armée désiroit priver les assiégés de l’usage de cette fontaine ; César seul en conçut le moyen. Il fit d’abord, dans la direction de la fontaine et en gravissant contre la montagne, avancer des galeries d’approche et élever des terrassements, non sans beaucoup de difficultés et sans de continuels combats ; car les assiégés, occupant un point plus élevé, nous attaquoient de là sans péril, et faisoient beaucoup de mal à un grand nombre des nôtres, qui se remplaçoient avec une courageuse persévérance, sans être aucunement détournés de transporter les galeries d’approche, de surmonter par les travaux les obstacles qu’offrait le terrain. En même temps on dirigeoit de là des galeries souterraines vers l’issue de la fontaine ; genre d’ouvrage qui n’exposoit à aucun danger, et que l’ennemi ne soupçonnoit pas même. On consruisit aussi une terrasse haute de neuf pieds sur laquelle on établit une tour à dix étages, non à la vérité pour égaler la hauteur des murs de la ville (on n’auroit pu y parvenir par aucune espèce d’ouvrages), mais pour dominer le faîte de la fontaine. Sur ces abords, on lançoit des traits du haut de la tour, au moyen des machines ; les assiégés ne pouvoient, sans péril, s’y approvisionner, et il en mourroit un grand nombre de soif, ainsi que beaucoup de bétail et de chevaux.

Chapitre XLII. Frappés de cette calamité, les assiégés remplissent de suif, de poix et de bardeaux, des tonneaux auxquels ils mettent le feu, et ils les font rouler tout enflammés sur nos ouvrages. En même temps ils attaquent avec acharnement, dans l’intention, par ce moyen et par l’imminence du danger, de détourner les Romains, d’arrêter l’embrasement des ouvrages. Ils furent bientôt saisis par le feu ; les tonneaux enflammés qui avaient été jetés par cette pente rapide, étant arrêtés par les galeries d’approche et par la terrasse, communiquoient le feu à tout ce qui les retenoit. Nos soldats néanmoins, quoique très-exposés par ce genre périlleux de combat, et par le désavantage de leur position, supportoient tout courageusement ; car cela se passoit sur un point élevé, à la vue même de notre armée ; de grands cris s’élevoient de l’un et de l’autre côté, et chacun de nos soldats, d’autant plus jaloux de montrer son courage que l’occasion le rendoit plus manifeste et plus éclatant, s’exposoit à l’envi aux périls de l’incendie et aux traits de l’ennemi.

Chapitre XLIII. Beaucoup des siens recevant de graves blessures, César ordonna, sur tous les points, aux cohortes de gravir contre la montagne et de pousser un grand cri sur toute la ligne, comme si l’on vouloit s’emparer des remparts. Effrayés par ce mouvement, ignorant aussi ce qui se passoit sur d’autres points, les assiégés, dans cette incertitude, rappellent aussitôt ceux qu’ils avoient chargés d’attaquer nos ouvrages, et les rangent sur les murailles. Le combat ayant ainsi cessé, nous pûmes en toute hâte, sauver nos ouvrages du feu, soit en l’éteignant, soit en le coupant. Les assiégés continuoient opiniâtrement leur résistance ; ils avoient vu périr de soif grand nombre des leurs, et ils n’en persévéroient pas moins dans leur résolution. Enfin, par les galeries souterraines, on parvint à couper les eaux, à les détourner, et cette fontaine, toujours très abondante, se trouva subitement tarie. Les assiégés en conçurent un tel désespoir, que y voyant, non une opération humaine, mais la manifestation d’une volonté divine, et cédant à l’empire de la nécessité, ils se rendirent.

Chapitre XLIV. César, qui savoit que son humanité étoit connue de tous, et qui ne craignoit point qu’on l’accusât d’avoir, par cruauté, commis des actes d’une excessive rigueur ; et ne perdant point de vue l’effet de sa résolution, si, dans d’autres lieux et pour de pareils motifs, on tentoit de se révolter, voulut tout contenir dans le devoir par l’exemple des châtimens, et fit couper les mains à, tous ceux qui avoient porté les armes : il leur laissa la vie, comme pour rendre plus authentique et plus durable le souvenir de la punition des méchans. Drappes, que nous avions dit avoir été pris par Caninius, soit indignation ou douleur que lui causoient ses fers, soit par crainte d’un plus cruel supplice, se laissa mourir en s’abstenant de nourriture durant très-peu de jours. En même temps, Lucter, qui avoit échappé au combat, étoit tombé entre les mains de l’Arverne Épasnact : obligé de changer souvent de refuge, il l’étoit aussi de se commettre à la foi de bien du monde, ne pouvant être longtemps en sûreté dans le même lieu, et sachant bien quel ennemi il avoit en César. Épasnact, tout dévoué aux Romains, s’empressa, sans aucune hésitation, de livrer Lucter enchaîné à César".

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Denier romain en argent avec la tête d’un Gaulois captif (48 av. J.-C.)

Que ce livre VIII soit peu précis et rédigé après la mort de César, que les explications d’Hirtius soient sujettes à controverses, que l’auteur ait ou non pris part à la Guerre des Gaules ou assisté au siège d’Uxellodunum, qu’il ait ou non mélangé les lieux, qu’il y ait eu plusieurs « dernier bastion de résistance gauloise » dépeints comme un seul site, que les détails topographiques soient douteux, et que l’ouvrage soulève des interrogations, tout cela ne change rien à un fait : le livre VIII d’Hirtius est le seul document dont nous disposions et si l’on veut tenter une recherche, on ne peut s’appuyer que sur ce seul écrit, tel qu’il est.

En résumé....

… Uxellodunum est une ville (répété plusieurs fois dans le texte), dont on ne peut éviter de faire le siège, fermée par des murailles, pouvant être défendue par 2000 hommes, presque entourée par une seule vallée dans laquelle une seule rivière (flumen), coule à la racine même du mont supportant l’oppidum escarpé de toutes parts. Cette rivière est indétournable. César poste des archers, des frondeurs et des machines de guerre sur l’autre rive, pour interdire aux Gaulois de venir y puiser de l’eau par les pentes abruptes. Les Gaulois peuvent attaquer de nuit et empêcher les travaux Romains de contrevallation. Une fontaine abondante jaillit au pied même du mur de la ville du côté que laisse libre sur une largeur de 300 pieds (100m), le circuit de la rivière. Les 3 camps Romains situés sur un endroit élevé, dont un au moins est à portée de voix, permettent de surveiller les travaux et de voir dans la place. César fait construire une terrasse de 18 m sur laquelle on bâtit une tour de 10 étages (+/- 26 m), face à la fontaine. Les Gaulois font rouler des tonneaux de suif et de poix enflammés vers les ouvrages Romains et engagent en même temps un vif combat. Les Gaulois descendent la pente au pas de course et combattent de loin, sans risque. A l’insu des Gaulois, César fait creuser des galeries vers les veines alimentant la fontaine afin de l’assécher. Après le soudain tarissement de leur source, se croyant abandonnés de leurs Dieux, les Gaulois se rendent … Afin de faire un exemple, César fait couper les mains de ceux qui avaient porté les armes …

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Légionnaire romain du Ier siècle av J-C
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Guerrier celte du Ier siècle av. J-C

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